lundi 17 juin 2013

Blackout

Il m'aura fallu près d'un mois de blackout total pour passer le concours de professeur des écoles avant de reprendre un peu en main ma vie.
Une année de travail acharné, dont un mois en isolation totale, des larmes tous les soirs, de la fatigue en veux-tu en voilà pour deux épreuves de quatre heures qui détermineront mon chemin de vie dans les mois et l'année à venir. 
Et un soulagement et un épuisement tel en sortant du grand hangar froid, bruyant et bétonné dans lequel nous passions les épreuves qu'encore une fois c'est les joues trempées de larmes et la voix pleine de gros sanglots que je suis rentrée.
Tout ça pour ça? Déjà? En huit heures, comment est-il possible de dire que je suis apte à passer au niveau supérieur? Quarante cinq minutes d'histoire pour quatre mois de révisions sur un seul et même classeur. Comment est-ce possible? Et comment reprendre en quelques heures le cours de ma vie "normale", libre d'une certaine façon, alors que pendant des mois je me suis promenée avec livres, classeurs, poly, ordi...? Je n'ai plus rien à faire le soir? Plus de lecture forcée, jusque très tard, jusqu'à ce que la corde soit tirée à fond, à la limite de la rupture.
Et une question. 


Je fais quoi maintenant?


Maintenant que ce autour de quoi a tourné ma vie pendant des mois est passé à la vitesse de la lumière. C'est la même chose, lorsqu'on se marie? Parce que pour le coup, je ne suis pas sûre de pouvoir vivre ça encore de nombreuses fois...


Donc, je reprends ma vie en main.
Bonjour mon blog, me revoilà, j'ai tellement de choses à raconter! Vendredi après-midi, j'ai dormi. Et je suis allée au restaurant, j'ai vu ma belle famille, j'ai vu quelques copines! Samedi, j'ai dormi jusqu'à 14 heures. Et j'ai fait un pique-nique! Hier, j'ai pris des cafés avec Matthias et Anaïs, j'ai joué à la console, j'ai lu!

Juste une question, encore. J'en fait quoi de ce sentiment de culpabilité permanent, de cette impression que si je ne suis pas en train d'apprendre là tout de suite, je suis en train de me saborder?





(Hormis le ton un peu déprimant de ce billet, je vais très bien, et reviens pour de nouvelles aventures)
(Conseil : afin de préserver votre santé mentale et physique et votre vie de couple, ne passez jamais de concours)

5 commentaires:

  1. C'est un peu fou mais le mariage c'est EXACTEMENT ça! Combien de fois j'ai entendu des mariés nous avouer qu'ils avaient presque déprimé tellement ils se sentaient perdus après le jour J!
    C'est forcément un peu déroutant, surtout après autant de travail :-)
    Tu auras les résultats quand?

    RépondreSupprimer
  2. Tu as été conditionnée à apprendre pendant ces derniers mois et tu culpabilise, c'est normal, il faut que tu te réhabitue à ne rien faire du tout sans te sentir mal et une fois que tu auras ( vite j'en suis certaine ) repris le pli à toi la liberté mentale XD Je crois les doigts pour ton concours, je n'ai pas su être assez courageuse pour aller jusqu'au bout ( quand on est jeune on est c**), des bisous

    RépondreSupprimer
  3. Les résultats sont le 12 juillet, en attendant je me repose. Tout ça viendra bien assez vite.Merci beaucoup les filles pour vos petits mots gentils comme tout! Même si cette histoire de mariage ne me rassure pas trop trop :)

    RépondreSupprimer
  4. Je suis tellement en colère contre l'EN en ce moment que je te trouves bien courageuse de vouloir y entrer...et j'espère que ce sera le cas puisque tu le souhaite :))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne suis même pas encore dans le circuit, et pourtant si tu savais comme je te comprends déjà! La plupart de mes ami(e)s sont PE, et quand je vois à quel point l'administration fait un enfer de leur métier, je me dis qu'il faut vraiment, vraiment que ce soit une vocation! Fort heureusement, c'est le cas. =)

      Supprimer